Gail Albert Halaban à La Belle Juliette

De New York à Paris, la nouvelle exposition organisée par la Galerie Esther Woerdehoff à l’Hôtel & Spa La Belle Juliette présente les œuvres de la photographe américaine Gail Albert Halaban.

Out My Window, Upper East Side, Baby at Window, 2008, © Gail Albert Halaban, Courtesy Galerie Esther Woerdehoff

Dans ses séries Out My Window, à New York, puis Vis à Vis, à Paris, Gail Albert Halaban photographie la ville et ses immeubles, et leurs habitants mis en scène dans la banalité de leur vie quotidienne. Paysages urbains spectaculaires où les appartements semblent s’éclairer comme des petits théâtres lumineux, ses œuvres dévoilent les particularités architecturales et culturelles des quartiers et des citadins. La photographe porte un regard original sur les villes et nous offre une vision de nos voisins à l’échelle des immeubles, lointains et proches à la fois.

Le 3 novembre 2012, rue de la Cerisaie, Paris-4e, © Gail Albert Halaban, Courtesy Galerie Esther Woerdehoff

Gail Albert Halaban se place même niveau que ses sujets, en les photographiant depuis l’immeuble en face, et parvient à figer des moments de vie dans un décor cinématographique qui les dépasse et s’ouvre sur la ville toute entière. L’impression de curiosité déplacée ressentie en observant ces photographies disparait lorsque l’on connait la démarche de l’artiste : “Dans mes images, mes sujets sont toujours conscients que je les photographie. Ils acceptent ce glissement du privé vers le public et coopèrent avec moi pour créer cette image voyeuriste”. En utilisant les réseaux sociaux, Gail Albert Halaban contacte les habitants et leurs voisins et ses images fabriquent ainsi du lien social dans l’anonymat des villes.

Out My Window, Chelsea, Dance Studio, 2009, © Gail Albert Halaban, Courtesy Galerie Esther Woerdehoff

Née en 1970, à Washington, Gail Albert Halaban étudie la photographie à la Rhode Island School of Design puis à l’Université de Yale. Son travail personnel interroge le paysage urbain et l’intimité des habitants des grandes villes. Fascinée depuis toujours par le travail du peintre Edward Hopper, elle lui dédicace sa série Hopper Redux où elle revient sur les lieux peints par l’artiste. Après New York et Paris, la photographe américaine poursuit son projet Out My Window dans d’autres capitales. Ses séries ont donné lieu à de nombreuses expositions et à plusieurs livres, publiés en France par les éditions de La Martinière.

Gail Albert Halaban
Exposition du mercredi 7 septembre au samedi 26 novembre 2016

Hôtel & Spa La Belle Juliette
92 rue du Cherche-Midi 75006 Paris
Ouvert tous les jours de 11h à 22h, Entrée libre

Texte initialement écrit pour La Belle Juliette et la Galerie Esther Woerdehoff

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René Groebli, Early Works

La Galerie Esther Woerdehoff exposera prochainement deux séries emblématiques des premiers travaux du photographe suisse René Groebli, né en 1927 : Magie der Schiene et Das Auge der Liebe.

Cette exposition présentera une sélection exceptionnelle de tirages vintage ainsi qu’une édition récente des photographies de ces deux séries, mises à l’honneur par la publication du livre René Groebli, Early Works par les éditions Sturm & Drang.

Exposition du 15 septembre au 23 octobre 2015
Vernissage et signature de son livre par l’artiste, le mardi 15 septembre, de 18h à 21h

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Né en 1927 à Zurich, René Groebli prend ses premières photos avec un Rolleiflex en 1942 et commence à apprendre la photographie l’année suivante. En 1945, il étudie à l’école des Arts et Métiers de Zurich auprès de Hans Finsler puis se forme comme opérateur de cinéma et commence à expérimenter la photographie du mouvement. Dans les années 1950, il travaille comme reporter pour l’agence londonienne Black Star et publie dans les grands magazines de l’époque puis ouvre un studio de photographie publicitaire et industrielle qu’il conservera jusqu’à sa retraite. Reconnu comme un maitre de la couleur, il pratique tous les genres et suit les évolutions stylistiques et techniques de la photographie sur cinq décennies, dans une approche où l’avant-garde se mêle à une esthétique plus classique. En 1981, le photographe vend son fonds et s’installe en Provence où il redécouvre les possibilités du noir et blanc dans son travail personnel. Il continue à exposer et à publier son travail et, en 1999, le Kunsthaus de Zurich lui consacre une grande exposition rétrospective.

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Magie der Schiene (la magie du rail) est son premier livre, publié à compte d’auteur en 1949. René Groebli est alors âgé de 22 ans, il commence sa carrière de photographe, voyage régulièrement hors de Suisse et prend le prétexte d’un trajet à bord de l’express Paris-Bâle pour réaliser ce travail personnel. Dans un style extrêmement audacieux, où l’on perçoit l’influence de la nouvelle objectivité et du Bauhaus et de l’école de Design de Zurich, Groebli crée une série profondément personnelle. Traversant la banlieue parisienne et la campagne française de l’après-guerre, René Groebli passe de la cabine du conducteur à l’intimité d’un wagon, fixe l’entrée des tunnels ou le tracés des lignes électriques dans le mouvement, photographie le travail des cheminots et les locomotives lancées à toute vapeur.

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Par le jeu du grain, du flou et du contraste, et une exploration méthodique de son sujet, René Groebli parvient à restituer la vitesse et le bruit du train, la dureté du métal et l’odeur du charbon, livrant une œuvre expérimentale et radicale autour d’un sujet unique. De cette recherche esthétique formelle et rigoureuse nait un livre rare, sélection de 14 photographies accompagnée d’un poème d’Albert Ehrismann, un exercice de style exceptionnel pour l’époque qui fait immédiatement entrer son auteur dans la cour des grands. Édité en allemand et en anglais à 1000 exemplaires, encore récemment célébré par Martin Parr dans son Photobook et toujours recherché par les collectionneurs, Magie der Schiene a marqué l’histoire de la photographie.

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Dans une approche radicalement différente, qui illustre la liberté de style que le photographe exercera tout au long de sa carrière, Das Auge der Liebe (L’Oeil de l’amour) retrace le voyage de noces de René Groebli et de sa femme, Rita, au début des années 50. Le couple s’étaient marié en 1951, mais le manque d’argent et de temps avait retardé leur voyage de noces. Trois ans plus tard, ils partent enfin célébrer leur amour à Paris et séjournent à Montparnasse dans un hôtel modeste. Le photographe prendra plus de 300 clichés, au Rolleiflex et au Leica. Le livre, publié en 1954, n’en retient que 25, sélection précise effectuée par René et Rita.

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Dans un noir et blanc doux et délicat, le photographe réinvente le nu et dévoile les jambes, les seins, le corps de son épouse mais aussi son visage, ses mains et le décor de l’histoire. Dans cette chambre d’hôtel modeste de la France de l’après-guerre : rideaux en dentelle à angelots, lits de fer et papiers peints à fleurs, où s’épanouissent pourtant leurs amours débutantes. Cette vision sensuelle de l’amour conjugal sera qualifiée à l’époque de pornographie par un journal local zurichois. Pour nous, c’est un poème érotique et sensible : le photographe nous fait entrer dans la chambre à coucher et cette intimité offerte à l’objectif est le plus beau témoignage de son amour.

Textes écrits initialement pour la Galerie Esther Woerdehoff
Plus de photographies de René Groebli sur le site internet du photographe

Elene Usdin

J’ai récemment eu le plaisir de présenter la candidature de la photographe Elene Usdin au Prix Niépce 2015 de Gens d’images, après avoir soutenu celle de Laurence Demaison en 2014.

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Astrid en Juliette, 2010 © Elene Usdin

J’ai découvert le travail d’Elene Usdin à l’occasion de la Carte Blanche que lui offrait le Prix PHPA à la Galerie Esther Woerdehoff en 2011. L’élégance effrontée de ses mises en scènes, la légèreté ludique et la composition précise de ses photographies m’ont séduites. Depuis, je continue à m’émerveiller devant sa créativité, sa liberté, et son engagement réfléchi de femme photographe, en particulier par l’autoportrait, contre tout carcan imposé aux corps ou aux esprits.

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Autoportrait en Batwoman, 2004 © Elene Usdin

D’abord illustratrice et décoratrice de cinéma, formée aux Arts Déco, Elene Usdin n’est pas venue d’emblée à la photographie, qui lui était pourtant familière depuis l’enfance. Elle découvre le médium en 2003, comme un langage à part entière, qui renouvelle sa pratique artistique et la régénère.

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Autoportrait à la photocopie, 2008 © Elene Usdin

Dans l’œuvre d’Elene Usdin, la photographie se fait le jeu du désir, l’expression des souvenirs de l’enfance, des rêves et les cauchemars qui nourrissent toujours son imaginaire. L’artiste raconte des histoires étranges, par bribes qui restent à interpréter. La femme – et surtout l’autoportrait – est son sujet de prédilection, travestie, métamorphosée, interrogeant le genre et les stéréotypes. Il y a des objets, abats-jours, matelas ou valises, qui s’animent et se détournent de leur vocation utilitaire pour devenir eux aussi des personnages.

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Les Valises, 2008 © Elene Usdin

Il y a le mouvement des corps, leur souplesse dansée, ces figures au repos, souvent endormies, parfois maltraitées, contraintes par leur environnement ou épanouies dans un paysage naturel, femmes transformées momentanément en objets – ou en reines – par la magie de la fiction. Il y a enfin le fil noir du déclencheur souple, exhibé dans l’image, cordon sensible qui relie le moi-modèle au moi-photographe dans l’autoportrait et atteste de la réalité technique de la prise de vue.

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Autoportrait avec abat-jour, 2004 © Elene Usdin

Cultivant une approche pluridisciplinaire issue de sa formation aux Arts Déco, les photographies d’Elene Usdin fixent un processus qui débute par le croquis, puis se poursuit dans la fabrication artisanale des costumes, accessoires ou décors. Son inspiration pioche dans l’histoire et l’histoire de l’art, les mythes, les contes et légendes, mais aussi dans la culture populaire actuelle, des muses aux super-héros. Revendiquant l’influence des Surréalistes ou d’Annette Messager, elle compose ses œuvres avec un imaginaire sans borne, une esthétique ludique et un humour mordant. Que ce soit dans son travail de commande ou dans ses recherches plus personnelles, Elene Usdin parvient à créer librement une œuvre singulière et d’une grande cohérence.

Le Miroir, 2004 © Elene Usdin

Pour plus de photographies visitez le site internet d’Elene Usdin

Elene Usdin est représentée par la Galerie Esther Woerdehoff

Le Prix Niépce 2015 de Gens d’images a été attribué à Laurent Millet, dont la candidature était présentée par Michel Poivert. Récompensé en 2014 par le Prix Nadar pour son livre Les enfantillages pittoresques publié par les éditions Filigranes, le photographe est représenté par La Galerie Particulière, à Paris.

Pieter Hugo : plus loin que la visite …

© Pieter Hugo, courtesy Galerie Stevenson, Le Cap/Johannesburg et Yossi Milo, New York
© Pieter Hugo, courtesy Galerie Stevenson, Le Cap/Johannesburg et Yossi Milo, New York

à voir

Chromatic society, série documentaire en 4 épisodes par Arte creative
L’Afrique du Sud d’aujourd’hui à travers l’objectif de ses photographes : Guy Tillim, David Goldblatt, Mikhael Subotzky, Jodi Bieber, Zanele Muholi et Pieter Hugo 

Photographie : l’intime de Pieter Hugo, sur Arte
Le photographe présente son exposition lors du montage à la Fondation HCB.

L’ensemble du travail de Pieter Hugo sur le site de la Stevenson Gallery


à lire …

Des entretiens avec Pieter Hugo, qui évoque son approche de la photographie et ses différentes séries.
Sur l’ensemble de son travail, sur Vice
Sur la série The Hyena and Other Men, sur Vice (en anglais)
Sur la série Messina / Musina, sur ASX (en anglais)

Karlien de Villiers, Ma mère était une très belle femme, çà et là, 2007.
Une bande dessinée autobiographique et intimiste sur une enfance blanche dans l’Afrique du Sud de l’Apartheid.


et en bonus …

My Food, à Montreuil, un des rares restaurants de cuisine sud-africaine autour de Paris, dont le chef, Kobus Botha, est aussi l’auteur du livre Barbecue et autres recettes d’Afrique du Sud paru aux éditions Mango.

8 femmes photographes

A l’occasion du 8 mars, Journée Internationale des Droits des Femmes, et alors que la question de la représentativité des artistes femmes reste problématique, même en France, je vous propose une sélection très personnelle et complétement subjective de 8 femmes photographes, de 26 à 80 ans.

 

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© Maia Flore

Maia Flore (*1988), remarquée en 2011 au Festival Circulation(s) vient de remporter le Prix HSBC pour la Photographie 2015 (avec Guillaume Martial). Son travail sera exposé à la Galerie Esther Woerdehoff du 12 mai au 6 juin 2015.

Le site internet de Maia Flore


 

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© Isabelle Alexandra Ricq

Après des études à l’École des Gobelins, Isabelle Alexandra Ricq (*1983), réalise des reportages photographiques au long cours, sur l’environnement et l’exploitation des ressources naturelles, régulièrement publiés dans la presse. Cette photographie est issue de la série The Men Who Sold The World, une enquête sur la production intensive d’huile de palme à Bornéo et au Cameroun.

Le site internet d’Isabelle Alexandra Ricq
Le portfolio de la série le sixième continent et un entretien sur le site internet de la revue EDIT :


 

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© Juliette Bates

Découverte à l’occasion de sa participation au Prix PHPA 2013, où elle remporte le Prix spécial du jury avec Le Cygne, Juliette Bates (* 1983) est venue à la photographie après une maîtrise d’Histoire de l’Art sur la photographie de phénomènes de foire à la fin du XIXème siècle. Dans sa série Histoires Naturelles, une figure féminine vêtue de velours noir nous invite dans un cabinet de curiosités, où oiseaux, insectes et crâne mis en scène questionnent la fragilité de la condition humaine et sa relation à la nature. Un conte étrange où la photographie, telle une taxidermie, tente de conserver le temps qui passe.

Ailes, Plumes, Terre, exposition de la série Histoires Naturelles de Juliette Bates à la Galerie BJ de l’Hôtel La Belle Juliette, avec la Galerie Esther Woerdehoff, du 18 mars au 31 mai 2015.
Le site internet de Juliette Bates


 

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© Sabine Guédamour

Née en 1972, Sabine Guédamour a vécu plusieurs années aux États-Unis où elle a participé à la création de la Tilt Gallery à Phoenix, spécialisée dans les procédés anciens ou alternatifs. De retour en France, elle étudie la photographie à l’École Spéos et devient directrice artistique de la Galerie Esther Woerdehoff. En 2010, équipée d’une lourde chambre photographique et d’un trépied, Sabine Guédamour découvre le Val de Consolation, aux sources du Doubs. Dans ce projet toujours en cours, elle photographie la lumière, l’eau et la végétation d’un paysage magique et tire ses images avec le procédé ancien du palladium, révélant l’émerveillement de cette beauté naturelle.

Le site internet de Sabine Guédamour


 

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© Elene Usdin

Née en 1971, Elene Usdin sort diplômée de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs en 1996. Artiste plasticienne, illustratrice et photographe, elle construit depuis 2002 une œuvre multiple, à la fois précise et légère. La femme est le sujet favori de ses séries, dans une approche qui se joue du genre et des stéréotypes et où elle n’hésite pas à se mettre elle-même en scène avec ironie et fantaisie.

La série Femmes d’intérieur sera exposée du 31 mars au 2 mai 2015 à la Galerie Esther Woerdehoff.
Le site internet d’Elene Usdin


 

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© Laurence Demaison

Née en Haute-Savoie en 1965, Laurence Demaison étudie à l’École d’architecture de Strasbourg. Elle aborde la photographie en autodidacte vers 1990 et décide rapidement de se consacrer à l’autoportrait. Utilisant toutes les possibilités de l’argentique, de la prise de vue au tirage, l’artiste dissimule, cache, déforme et altère sa propre image. Elle devient alors une apparition fantastique, un double fantomatique, dans une quête d’identité singulière. L’appareil photographique renvoie une vision de soi «à travers le miroir», entre beauté et cruauté, dans une œuvre à la fois multiple et toujours extrêmement cohérente.

Le site internet de Laurence Demaison


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© Simone Kappeler

 

Née en 1952 en Suisse, Simone Kappeler commence à prendre des photographies dès l’âge de 11 ans. En 1981, après ses études de photographie, elle entreprend un voyage de quatre mois à travers les États-Unis au volant d’une vieille Gran Torino. Ces images, tirées seulement en 2010, nous plongent dans un univers de sensations, une représentation personnelle du rêve américain. Hasselblad, Leica, Diana, Brownie, Polaroid, appareil jetable, films périmés ou infrarouges, depuis 1970, Simone Kappeler explore tous types de techniques photographiques dans une œuvre expérimentale et sensible.

Simone Kappeler est représentée par la Galerie Esther Woerdehoff


 

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© Monique Jacot

Monique Jacot est née en 1934 à Neuchâtel et devient photojournaliste à une époque où ce métier est majoritairement masculin. Dès 1959, elle part régulièrement en mission pour l’OMS et la Croix-Rouge dans les pays en voie de développement et elle voyagera dans le monde entier pour ses reportages. Depuis 2000, elle se recentre sur son œuvre artistique, qui a toujours coexisté avec son travail de reportage. Un voyage en Égypte l’amène à une recherche formelle où paysages et natures mortes s’assemblent dans une poésie de lumière. Elle utilise le polaroid en transfert et surimpression, crée des photogrammes, épreuves uniques et oniriques virées aux métaux précieux qui fixent l’empreinte de plumes, de mues de serpent ou de fleurs et elle explore les environs de sa campagne suisse, sujets naturels de ses photos.

Monique Jacot est représentée par la Galerie Esther Woerdehoff


 

PS : Si certains textes de ce post ont initialement été rédigés pour la Galerie Esther Woerdehoff, le choix des artistes reste le mien !